1893/05 : Une femme (1)

Une femme est le premier roman de Maurice LEBLANC !

Publié en feuilleton dans le Gil Blas du 9/04/1893 au 26/05/1893 puis, édité en volume chez Paul OLLENDORFF en Mai 1893, l’annonce de sa parution en est faite à la une du Gil Blas Illustré (le supplément hebdomadaire du Gil Blas) le 9/04/1893 avec un dessin de STEINLEN montrant une « femme-faune » entourée d’ « hommes-satyres », à l’arrière plan se devinent les clochers de Rouen où se situe une partie de l’histoire…

Depuis Octobre 1892, Maurice LEBLANC est chroniqueur au Gil Blas où il est entré sur présentation de l’un de ses amis : Marcel PREVOST, futur académicien à qui Maurice LEBLANC a appris à faire… de la bicyclette ! Il y est rémunéré 75 francs le conte ou la nouvelle.

Une femme a pour cadre Rouen, une « ville méfiante et mauvaise » où le livre fit quelque bruit…(*) On veut bien le croire car l’histoire que le roman raconte est plutôt « sulfureuse » : il peint la vie d’une provinciale mythomane (Lucie Chalmin), « jeune bourgeoise de corps agréable » qui, après être restée sagement quelques années près de son mari, s’ennuie profondément… elle tombe alors dans les bras du premier venu, un voyageur de commerce qui l’a suivie dans la rue ! Après cet inconnu, Lucie voit se succéder bon nombre d’autres amants, découvrant les joies de l’adultère et de la perversité !!

Bientôt, il lui en faudra plusieurs à la fois… et les élus seront nombreux, de tous états et de tous milieux, au hasard des rencontres : « C’est un lit de rivière, que ta couche ! », dira l’un de ses amants…

L’histoire se termine sur une note « moralisatrice » et comme souvent, à cette époque, chez beaucoup d’auteurs et Maurice LEBLANC en particulier, une note plutôt paradoxale… l’ensemble étant quand même d’une charmante immoralité perverse !

Cependant, le roman a des qualités indéniables : l’expression y est rythmée et le vocabulaire précis (tout l’art du conteur !). Jules RENARD écrira à Maurice LEBLANC : « Votre Femme, c’est une Bovary exaspérée » plus tard, il ira même jusqu’à lui écrire « vous appellerai-je digne héritier de MAUPASSANT ? »

Guy de MAUPASSANT qui s’éteindra justement le 6 juillet de cette année là…

Malheureusement, je ne peux joindre de « scans » de l’édition originale du roman… je ne l’ai pas, n’ayant pas eu, à ce jour, l’occasion d’en croiser un seul exemplaire sur ma route ! Sniff, sniff, mais ça viendra !

ment votre…

A. Lupinès

Crédit :
(*) Maurice LEBLANC Arsène LUPIN malgré lui de Jacques DEROUARD aux éditions Séguier (1ère édition 1989, 2ème édition revue et corrigée 2001).

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :