Le sept de cœur (5)

Nouvelle page « mythique » de la vie extraordinaire d’Arsène Lupin avec ce n° 28 du magazine Je sais tout (Mai 1907) :

Le Sept de cœur ou « comment j’ai connu Arsène Lupin » : pages 489 à 507 de la revue (illustrations d’A. DE PARYS).

Dans cette aventure, Maurice LEBLANC raconte dans quelles circonstances étranges il fit la connaissance du gentleman-cambrioleur :

A cette époque, l’auteur était chroniqueur au Gil Blas et il y publia un article relatant ce qui lui était arrivé une nuit dans son hôtel particulier… alors qu’il se croyait menacé par un homme armé et qu’il se résignait à assister impuissant au pillage de sa résidence, Maurice LEBLANC eut la surprise de constater que rien n’avait disparu cependant qu’une mystérieuse carte à jouer, un sept de cœur percé de sept trous, témoignait de sa mésaventure nocturne !

Peu de temps après, un inconnu se présenta chez Maurice LEBLANC, alors qu’il se retrouve seul… l’homme se tire une balle dans la tête, un sept de cœur percé de sept trous gît à ses cotés !?

Tandis que l’on enlève le cadavre, une carte de visite s’échappe de sa main gauche. La carte est celle d’un banquier influent : Georges Andermatt… interrogé à ce sujet, celui-ci reconnaît dans l’inconnu un des frères Varin, individus douteux ayant un faible pour la « cambriole ».

Un camarade de cercle : Jean Daspry signale à Maurice LEBLANC un article de presse où il est question d’essais à propos d’un sous-marin appelé… le « sept-de-cœur » !

Coïncidence !?

Un nouvel article de presse, signé Salvator, soulève un coin du voile : il y est question d’un ingénieur des mines : Louis Lacombe qui fut jadis locataire de l’hôtel où habite Maurice LEBLANC… par l’intermédiaire des frères Varin, l’ingénieur entra en relation avec le banquier Georges Andermatt qui s’intéressa au projet de l’ingénieur : la mise au point d’un sous-marin… deux ans plus tard, après un diner chez les Andermatt, Louis Lacombe disparaissait sans laisser de trace !

Que sont devenus les plans du sous-marin ?

L’article indique qu’ils sont entre les mains d’une puissance étrangère, celle-là même qui procède aux essais ! Essais, au demeurant, non satisfaisants… la faute incombant aux plans incomplets livrés par les frères Varin !!

L’histoire connaît de nouveaux développements avec l’entrée « en scène » d’une dame voilée :

A gauche : Maurice LEBLANC, au milieu : Jean Daspry !

La visiteuse n’est autre que Madame Andermatt : pour elle, les frères Varin ne sont pas étrangers à la disparition de Louis Lacombe, ils détiennent les papiers que l’ingénieur portait dans sa serviette le soir de sa disparition et aussi des lettres « moins officielles » de Madame Andermatt adressées à… Louis Lacombe !

« Elle enleva son voile et je vis qu’elle était brune, de visage régulier et, sinon très belle, du moins d’un charme infini, qui provenait de ses yeux surtout, des yeux graves et douloureux. »

Que ne ferait pas Lupin pour les beaux yeux d’une dame ? Lupin !?

Oui, bien sur : Arsène Lupin !! Sous l’identité de Jean Daspry ou de Salvator : Lupin sera toujours Lupin et ne saura jamais résister aux yeux éplorés d’une femme.

Raconter la suite de cette aventure, pleine de rebondissements et de mystères, n’aurait pas de sens. Tant pis si je reçois l’acrimonie de certains visiteurs de ce blog : pour connaître le secret du « sept-de-cœur », il leur faudra « plonger » dans la lecture de cet épisode fameux d’« Arsène Lupin, Gentleman-Cambrioleur » dont la première édition en volume sortira en librairie le mois suivant (voir l’article correspondant dans ce blog).

Le fin mot de l’histoire revient à Maurice LEBLANC :

L’utilisation du possessif « notre » n’est pas ici anodine : elle implique à la fois l’auteur et le lecteur… une nouvelle fois, l’aventure est écrite à la première personne mais, cette fois, « je » désigne Maurice LEBLANC qui intervient en temps que personnage réel dans le cadre fictif de l’histoire… le lecteur notera également la présence réitérée d’articles de presse qui jouent un rôle déterminant dans l’aventure et sur les quatre illustrations de cet épisode, Maurice LEBLANC apparaît trois fois.

Autant d’éléments qui participent à rendre crédible l’histoire et confèrent au gentleman-cambrioleur… une existence réelle. Eh oui, amis lecteurs : Arsène Lupin existe bel et bien !

Maurice LEBLANC l’a rencontré !! La preuve… cette affaire révélée dans les colonnes du magazine Je sais tout de Mai 1907.

ment votre…

A. Lupinès

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